Foire aux questions - Pharmaciens de PUI

Les pharmaciens inscrits en section H sont invités à poser leurs questions à l’adresse webh@ordre.pharmacien.fr

Compte tenu de l’évolution de la situation, la foire aux questions est régulièrement actualisée. Merci de tenir compte de la date de mise à jour indiquée. 

Mise à jour le 05/10/2020 (dernières mises à jour en vert)

La loi n° 2020-856 du 9 juillet 2020  définit les conditions de sortie du régime de l’état d’urgence sanitaire, mis en place par la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19 du 23 mars et prolongé le 11 mai pour une durée de deux mois. Elle organise un régime ad hoc transitoire à partir du 11 juillet 2020, compte tenu des incertitudes liées à l’évolution de l'épidémie de Covid-19. 

Du 11 juillet au 30 octobre 2020 inclus, le Premier ministre peut ordonner par décret plusieurs mesures afin de lutter contre l'épidémie de Covid-19. Il peut réglementer :

  • la circulation des personnes et des véhicules et l’accès aux transports collectifs (port du masque...) ;
  • l’ouverture des établissements recevant du public tels les restaurants, les cinémas et des lieux de réunion (mesures barrière ...) ;
  • les rassemblements et les réunions sur la voie publique et dans les lieux publics.

Il peut également imposer un test virologique aux personnes qui voyagent en avion entre la métropole et les outre-mer et entre les outre-mer. Les passagers en provenance d’une collectivité d’outre-mer où ne circule pas le virus en sont dispensés.

En cas de réactivation du virus dans certaines parties du territoire, des interdictions de déplacement peuvent être décidées et les établissements recevant du public peuvent être obligés de fermer. En revanche, un confinement généralisé de la population ne peut plus être ordonné.

Les préfets peuvent être amenés à prendre des mesures d’application. Si elles concernent un seul département, ils peuvent être autorisés par exemple à alléger les mesures nationales si les circonstances locales le permettent ou, à l'inverse, les renforcer en cas d'apparition de clusters. Ils peuvent également fermer, au cas par cas, des établissements ne respectant pas les mesures barrières et les règles d'accès fixées par décret.

 

En fonction de tensions possibles d’approvisionnement de certains médicaments, le décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020  (article 49) et l’arrêté du 10 juillet 2020  (article 34) maintiennent des dispositions relatives à ces médicaments :

  • Leur achat peut être décidé par le ministre chargé de la santé sur proposition de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. La liste des médicaments concernés est publiée sur le site internet du ministère chargé de la santé ; la liste initiale (midazolam, propofol, atracurium, cisatracurium, rocuronium) est complétée par cinq autres produits : vécuronium, GammaOH, étomidate, noradrénaline, tocilizumab.
  • La répartition de l'ensemble des stocks entre établissements de santé est assurée par le ministre chargé de la santé sur proposition de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé qui tient compte, pour chaque établissement, de l'état de ses stocks, du niveau d'activité, notamment en réanimation, ainsi que des propositions d'allocation des agences régionales de santé.
  • Pour l’application de ce dispositif, les hôpitaux des armées, l'Institution nationale des Invalides, les structures médicales opérationnelles relevant du ministre de la défense déployées dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, les services départementaux d'incendie et de secours, le bataillon de marins-pompiers de Marseille et la brigade de sapeurs-pompiers de Paris sont assimilés à des établissements de santé.

Le MARS (Message d’Alerte Rapide Sanitaire) n° 2020-62 du 9 juillet  décrit la fin du dispositif de régulation nationale d’approvisionnement qui a eu lieu le 31 juillet, ainsi que le retour à un fonctionnement « normal » ajusté pour limiter le risque de rupture pour ces médicaments essentiels.

A partir du 1er août, l’État ne se substituera plus aux laboratoires pharmaceutiques pour l’approvisionnement des établissements de santé publics ou privés pour l’achat de ces molécules essentielles notamment en réanimation. Les établissements de santé pourront ainsi de nouveau commander auprès de leurs fournisseurs habituels les produits concernés.

Toutefois, les molécules essentielles feront l’objet d’un contingentement quantitatif temporaire de la part des fournisseurs, et ce à la demande du directeur général de l’ANSM. Le recours au « hors marché » devra être limité et des avenants pourront éventuellement être rédigés en vue d’autoriser la livraison par les fournisseurs de médicaments dont l’importation a été autorisée par l’ANSM. Ceux-ci devront alors être livrés avec la fiche ANSM, lorsque l’étiquetage n’est pas en français, permettant ainsi de limiter le risque iatrogène.

Le prix des achats pour compte pour ces 5 molécules sera plafonné jusqu’à la fin de l’année 2020.

Les ARS resteront le contact privilégié pour la coordination des dépannages infrarégionaux entre établissements de santé

Les établissements devront continuer de mettre à jour, à un rythme hebdomadaire, les stocks disponibles pour chacun de ces médicaments sur la plateforme nationale « maPUI.fr ».

L’outil « maPUI.fr » est un outil de suivi devant rester opérationnel. Il permet d’anticiper les potentielles difficultés sur les médicaments critiques, notamment en cas de rebond épidémique ou de difficulté d’approvisionnement des fournisseurs.  La mise à jour des stocks via cet outil est ainsi de la responsabilité du directeur de l’établissement et du pharmacien responsable de la PUI.

Enfin, les établissements de santé sont tenus d’utiliser en priorité les médicaments ayant la date de péremption la plus rapprochée. Le respect de cette bonne pratique est indispensable à une bonne gestion des stocks. Aussi, un suivi exhaustif des quantités non utilisées de produits dont la date de péremption est dépassée, est demandé à chaque établissement ayant bénéficié de livraison au cours de la régulation nationale. Les ARS sont en charge de la centralisation de ces informations relatives à la destruction de ces produits par les établissements de santé. La première remontée d’information est fixée au 1er septembre 2020, puis sera réalisée tous les deux mois.

Sur internet, sont toujours disponibles des préconisations des sociétés savantes pour la prise en charge des patients dans le contexte de la covid-19 :

 

Les messages d’alerte rapide sanitaire (MARS n° 2020_79 et MARS n° 2020_80) présentent la liste des actions prioritaires à mettre en place, respectivement dans les établissements de soins de suite et de réadaptation et dans les établissements de santé (réanimation et post-réanimation) en cas de dégradation de la situation épidémique.

Le message n°80 précise notamment les mesures à prendre relatives :

- aux dispositifs médicaux (filtre patient, filtre machine, circuit de ventilation, système clos d’aspiration, masque VNI)

- au stock d’oxygène

- aux médicaments

  • Renseigner chaque semaine les valeurs des stocks et des consommations moyennes sur la plateforme de suivi des stocks maPUI.fr.
  • Garantir des stocks de 3 semaines pour les 5 molécules critiques (curares et hypnotiques).
  • Définir et communiquer une doctrine interne d’utilisation des molécules critiques permettant leur utilisation soutenable en contexte de tension des approvisionnements.
  • Déclarer toutes difficultés d’approvisionnement auprès des ARS concernées, qui restent le point de contact privilégié, pour envisager un dépannage entre établissements de la région.

- aux équipements de protection individuelle

  • S’assurer de la constitution d’un stock de sécurité correspondant à 3 semaines de consommation de crise sur masques chirurgicaux, masques FFP2, blouses, tabliers, gants, charlottes, lunettes.
  • S’assurer du suivi des stocks : masques, surblouses, blouses, gants, charlottes et renseigner la plateforme EPI-stocks.
  • La distribution des stocks d’Etat en EPI s’arrêtant fin septembre, passer commande auprès des fournisseurs habituels.

 

 

 

En cas de difficultés d'approvisionnement en médicaments disposant d'une AMM, les médicaments faisant l'objet d'une autorisation d'importation mentionnée à l'article R. 5121-108 du CSP  figurant sur une liste établie par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé et publiée sur son site internet peuvent être importés par l’ANSM.

Pour ces médicaments importés, l’ANSM :

  • établit un document d'information relatif à leur utilisation à l'attention des professionnels de santé et des patients ;
  • désigne un centre régional de pharmacovigilance en vue du recueil des données de sécurité ;
  • met en œuvre un suivi de pharmacovigilance renforcé.

Il est nécessaire d’attirer l’attention des pharmaciens de PUI sur le risque d'erreurs médicamenteuses liées à l’utilisation de ces médicaments importés dont le conditionnement n’est pas toujours lisible (langue chinoise par exemple).

Arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19  (article 34)

 

Au cours de la pandémie de covid-19,l’utilisation des Postes Sanitaires Mobiles (PSM) avait été autorisée dans certaines conditions (absence d’alternative en terme de disponibilité des produits de santé à court terme, conservation a minima d’un lot polyvalent opérationnel en cas d’accident majeur).

En vue de l’anticipation d’une situation sanitaire exceptionnelle, les établissements sièges de SAMU sont invités à reconstituer les stocks de ces PSM à l’aide des PUI, si ceux-ci ont été utilisés pendant le pic de l’épidémie.

MARS (Message d’Alerte Rapide Sanitaire) n° 2020-62 du 9 juillet

 

Non, cette mesure n’a pas été reprise dans les nouveaux textes du 10 juillet 2020.

 

Dans les territoires où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur et lorsqu'un patient est dans l'impossibilité de consulter son médecin, dans le cadre d'un traitement chronique, à titre exceptionnel, lorsque la durée de validité d'une ordonnance renouvelable est expirée et afin d'éviter toute interruption de traitement préjudiciable à la santé du patient les pharmacies à usage intérieur autorisées à vendre au public peuvent délivrer, dans le cadre de la posologie initialement prévue, un nombre de boîtes par ligne d'ordonnance garantissant la poursuite du traitement. Ces dispositions s'appliquent également aux pharmacies à usage intérieur lorsqu'elles délivrent les spécialités pharmaceutiques qui font l'objet d'une ATU ou qui bénéficient des dispositions de l'article L.162-16-5-2 du code de la sécurité sociale.

La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à un mois. Elle est renouvelable.

Le pharmacien en informe le médecin. Il appose sur l'ordonnance le timbre de la PUI et la date de délivrance ainsi que le nombre de boîtes délivrées.

Les stupéfiants peuvent aussi être délivrés aux patients, dans l’impossibilité de consulter leur médecin, par les PUI si la durée de validité de l’ordonnance est expirée, dans certaines conditions :accord écrit du prescripteur, dispensation préalable de ces stupéfiants, même posologie ou posologie adaptée mentionnée dans l’accord écrit du prescripteur)

La délivrance ne peut être assurée pour une période supérieure à un mois. Elle est renouvelable.

Arrêté du 10 juillet 2020  prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 (article 5. § I. et § IV.)

 

L’article 4 de l’arrêté du 10 juillet 2020  prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19  reprend les mesures d’organisation et de fonctionnement de l’arrêté du 23 mars  concernant les conditions d’acheminement des médicaments lorsqu'un patient est dans l'impossibilité de se déplacer dans les locaux de la PUI.

Le patient doit prendre l'attache de la pharmacie d'officine proche de son domicile de son choix qui transmet par voie dématérialisée une copie de l'ordonnance à la PUI qui a procédé au dernier renouvellement du médicament.

La PUI procède à la dispensation et à la facturation à l'assurance maladie du médicament.

Elle prépare le traitement du patient dans un emballage qui garantit la confidentialité du traitement, la bonne conservation du médicament et la sécurité du transport, avant de le confier à un grossiste répartiteur en capacité d'assurer, dans les meilleurs délais, la livraison du médicament à la pharmacie d'officine désigné.

Le pharmacien d'officine délivre le médicament sur présentation de l'ordonnance.

Il appose sur l'ordonnance le timbre de l'officine et la date de délivrance.

Une copie de l'ordonnance timbrée et datée est adressée en retour à la pharmacie à usage intérieur.

Un schéma explicatif, partagé entre toutes les sections de l’Ordre, est disponible en téléchargement

De manière pragmatique, les PUI et les pharmacies d’officine peuvent aussi avoir des liaisons directes sans l’intermédiaire d’un grossiste-répartiteur si c’est le pharmacien de la PUI ou le pharmacien d’officine qui se déplace. Une fiche de liaison doit assurer la traçabilité de l’opération.

L’attention doit être attirée sur le fait que c’est le seul patient qui est l’initiateur de la demande et non le pharmacien hospitalier ou d’officine et que chaque demande doit être tracée grâce au document-type. Ces mesures doivent rester exceptionnelles pour des patients en incapacité de se déplacer afin de ne pas emboliser complètement les grossistes-répartiteurs qui ont aussi d’autres nombreuses missions à assurer.

Il est important de faciliter l’accès au grossiste-répartiteur qui vient chercher les traitements des patients, tout en respectant les mesures barrières.

 

Oui, mais seulement dans les territoires où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur (actuellement aucun).

Non pour les autres zones sorties de l’état d’urgence.

Le Nulojix®, spécialité pharmaceutique à base de belatacept, peut continuer à être dispensé par les PUI dans les territoires où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur, autorisées à délivrer des médicaments au public, pour garantir les traitements d'entretien du rejet de greffon des patients adultes ayant reçu une transplantation rénale.

La PUI délivre, sur la base d’une prescription hospitalière, le Nulojix® avec le protocole d'administration du traitement ainsi que les matériels de perfusion prescrits nécessaires à la prise en charge du patient à son domicile.

Le pharmacien de la PUI timbre et date l'ordonnance et y inscrit le nombre d’UCD dispensées.

Sur la base de la prescription médicale, l'administration de la spécialité pharmaceutique est réalisée par un infirmier au domicile du patient dans le respect du protocole d'administration du traitement fourni par la PUI.

Arrêté du 10 juillet 2020  prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 (article 9 EUS)

 

Oui, les spécialités pharmaceutiques à base de paracétamol sous une forme injectable peuvent être dispensées dans le cadre de leur AMM, par les PUI autorisées à délivrer des médicaments au public, sur présentation d’une ordonnance émanant de tout médecin portant la mention « Prescription dans le cadre du covid-19 », pour permettre la prise en charge de la fièvre et de la douleur des patients atteints ou susceptibles d’être atteints par le virus SARS-CoV-2 et dont l’état clinique le justifie.

Le pharmacien de la PUI appose sur l’ordonnance le timbre de la pharmacie et la date de délivrance ainsi que le nombre d’unités communes de dispensation délivrées et procède à la facturation à l’assurance maladie de la spécialité au prix d’achat de la spécialité par l’établissement de santé.

Lorsqu’un EHPAD dispose d’une PUI, celle-ci peut se procurer la spécialité auprès de l’établissement pharmaceutique qui en assure l’exploitation ou auprès d’une PUI d’un établissement de santé.

 

Le Haut conseil de santé publique rappelle que le traitement de support standard (standard of care ou SOC) demeure le traitement de référence quelle que soit la gravité de la Covid19 et souligne qu’aucun traitement (hydroxychloroquine, antiviraux inhibiteurs de protéases…) n’a, à ce jour, apporté la preuve d’un bénéfice sur l’évolution de la maladie permettant de recommander son utilisation. Le HCSP préconise donc, outre le traitement de support standard, d’inclure les malades dans des essais cliniques. A défaut, la prescription de tout autre médicament, après l’évaluation du rapport bénéfice/risque, est laissée à l’appréciation du prescripteur sur décision collégiale (usage compassionnel).

 

Oui, pour faire face aux besoins importants et limiter le risque infectieux lié à la transmission du virus covid-19, les solutions hydro-alcooliques destinées à l’hygiène humaine peuvent encore être préparées par les pharmacies à usage intérieur.

Les SHA peuvent aussi être préparées par les unités de formation et de recherche de pharmacie ou les composantes d’université assurant cette formation, sous la responsabilité du directeur de l’unité de formation et de recherche ou de la composante concernée et du président de l’université.

Les solutions hydro-alcooliques sont préparées dans les conditions recommandées par l’Organisation mondiale de la santé, précisées en annexes I et II du présent arrêté.

Arrêté du 10 juillet 2020  prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 (article 2 et annexes I et II)

 

Oui, mais seulement dans les territoires où l'état d'urgence sanitaire est en vigueur (actuellement aucun).

Les possibilités de remplacement des concentrateurs d’oxygène individuel sont les suivantes :

  • bouteilles d'oxygène gazeux avec mano-détendeur et débitmètre adapté aux besoins du patient ;
  • oxygène disposant d'une AMM à l'aide de bouteilles, à partir d'un réservoir d'oxygène liquide de contenance inférieure à 60 litres ;
  • oxygène liquide issu du fractionnement par une structure dispensatrice d'oxygène à domicile, à partir d'un réservoir fixe ou mobile rempli ou mis à sa disposition par un établissement pharmaceutique de fabrication de l'oxygène médicinal ;
  • bouteille d'oxygène gazeux, dans l'hypothèse où le concentrateur est en panne, et en tant que source de secours ;
  • bouteilles d'oxygène gazeux en tant que source mobile pour permettre la déambulation.

Cette substitution est subordonnée à l'accord préalable du prescripteur et à l'information du patient.

Arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19  (article 10 EUS)

 

Le coronavirus n'a pas vocation à changer les conditions d'exercice de la pharmacie hospitalière avec toutes ses spécificités.

En cas d'absence, notamment maladie, il faut tout mettre en œuvre en premier lieu pour favoriser la coopération entre les établissements et "partager" le temps pharmacien disponible sur plusieurs pharmacies.

Il est possible de faire appel à des pharmaciens jeunes retraités. Il est également possible de demander aux pharmaciens exerçant à temps partiel dans une seule PUI d'exercer un autre temps partiel dans un autre établissement.

Il y a aussi la possibilité d'utiliser les dispositions de l'article R. 5126-11 du CSP qui précise que "Lorsqu'une pharmacie à usage intérieur n'est plus en mesure d'exercer une ou plusieurs de ses missions et activités,elle peut en confier la mise en œuvre à d'autres pharmacies à usage intérieur."

 

Des collègues envisagent le télétravail, notamment pour la validation des prescriptions à distance.

Dans les PUI où le pharmacien est seul, cette pratique n’est pas envisageable. Les préparateurs exercent sous la responsabilité et le contrôle effectif du pharmacien, donc en sa présence et une PUI ne peut fonctionner qu'en présence du pharmacien ou de son remplaçant (article R. 5126-16 du CSP). Ce texte exige la présence du pharmacien dans les locaux de la PUI.

Pendant une période de crise sanitaire telle que nous l’avons vécue, il est envisageable, dans les PUI où plusieurs pharmaciens travaillent sur un même site, de mettre en place une validation à distance de certaines prescriptions (à déterminer par le pharmacien gérant de la PUI en fonction du contexte de chaque établissement) à la condition que les actes pharmaceutiques réalisés au sein de la PUI (approvisionnement, délivrance, préparation…) le soient sous le contrôle effectif et l’autorité technique d’un ou plusieurs autres pharmaciens.

Une PUI ne peut pas fonctionner en l’absence d’un pharmacien !

Article R. 5126-16 du code de la santé publique : « La pharmacie à usage intérieur ne peut fonctionner sur chacun de ses sites d'implantation qu'en présence du pharmacien chargé de la gérance ou de son remplaçant ou d'un pharmacien adjoint mentionné à l'article R. 5125-34 exerçant dans cette pharmacie. »

Les pharmaciens ayant des pathologies à risques doivent se protéger et rester confinés. A ce titre, il appartient au représentant légal de l'établissement de mettre en place une organisation permettant le fonctionnement de la PUI en présence d'un pharmacien.

 

L’article 3 de l’arrêté du 10 juillet est modifié par un arrêté du 3 octobre 2020 et précise que les pharmacies d'officine peuvent délivrer gratuitement, sur présentation des justificatifs mentionnés dans le tableau 1 annexé, des masques de protection, qui ne relèvent pas du stock national, aux catégories de personnes suivantes :

  • les personnes atteintes du virus covid-19 ;
  • les personnes ayant été identifiées comme un "cas contact" dans le traitement de la Caisse nationale de l'assurance maladie dénommé "Contact covid" ;
  • les personnes considérées comme vulnérables et présentant un risque de développer une forme grave de covid-19, sur prescription médicale. 

Parmi les documents d’information sur les masques, figurent :

 

Un message DGS-URGENT 2020-INF-43 a été envoyé le 20 août afin de répondre à cette question. “La situation épidémiologique liée à la Covid-19 sur le territoire national est d’évolution rapide avec une augmentation de nombreux indicateurs. Le nombre de personnes atteintes de Covid-19 de retour d’un séjour à l’étranger est également significatif. Or, près d’un quart des infections par le SARS-CoV-2 reste asymptomatique et environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du cas index. Durant la période estivale, les professionnels de santé ont donc peut-être été en contact avec le virus et développé la maladie sans le savoir.

Dans ce contexte, un dépistage de SARS-CoV-2 par RT-PCR, est recommandé pour tout professionnel de santé :

  • avec des symptômes évocateurs de Covid-19 (HCSP 20/04/2020 : Avis relatif aux signes cliniques d’orientation diagnostique du COVID 19)
  • identifié comme personne contact d’un cas de Covid-19
  • ayant participé à un rassemblement de nombreuses personnes (repas de famille, mariages, festivals, concerts, funérailles, etc.)
  • au retour d’une zone à risque : séjour à l’étranger ou à Mayotte ou en Guyane ou dans un autre lieu, y compris en métropole, dans lequel la circulation du virus est élevée (foyer épidémique (cluster) ou incidence anormalement élevée)
  • revenant de congés quelle que soit la zone de villégiature, s’il prend en charge des patients fragilisés : immunodéprimés, insuffisants respiratoires, sujets âgés.

 

Modalités de réalisation du test RT PCR SARS COV 2

Le dépistage peut être réalisé dans un laboratoire de biologie médicale habilité, ou dans le laboratoire d’un établissement de santé habilité. La liste de ces laboratoires est disponible sur https://sante.fr/recherche/trouver/DepistageCovid

 

Ces messages d’alerte rapides sanitaires sont émis par le centre de crise sanitaire de la direction générale de la santé. Les établissements de santé les reçoivent et vous pouvez demander à votre direction d’en être destinataire.

Liste des derniers MARS :

  • MARS n°2020_74 : Anticipation et renforcement des mesures d’appui des établissements de santé aux établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes en cas de dégradation de la situation épidémique
  • MARS n°2020_75 : Déploiement d’un outil de veille sur les stocks en équipements de protection individuelle des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux
  • MARS n°2020_76 relatif aux déclarations de défauts de qualité des équipements de protection utilisés dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et fournis par l’Etat
  • MARS n°2020_77 : Anticiper les tensions sur les ressources humaines et l’impact du rebond épidémique sur les conditions de travail
  • MARS n°2020_78 : Renforcement du contact-tracing de niveau 1 et nouvelles mesures d’isolement des cas de covid-19 et des personnes contacts à risque 
  • MARS n° 2020_79 : Recommandations applicables aux établissements de santé autorisés aux soins de suite et de réadaptation en situation de dégradation épidémique
  • MARS n°2020_80 : Préparation à la prise en charge des patients en réanimation et post-réanimation en cas de dégradation de la situation épidémique
  • MARS n°2020_83 : Bonne gestion des stocks des médicaments qui ont fait l’objet de la régulation nationale
  • MARS n°2020_84 : Stratégie d'adaptation de l’offre de soins à la reprise épidémique

 

Le pharmacien dispose, sur le site du Cespharm , d’une sélection d’outils pour :

  • adapter son exercice professionnel : fiches pratiques à l’attention des pharmaciens de PUI  élaborées par le Conseil Central H de l’Ordre National des Pharmaciens,
  • sensibiliser le public : affiches, flyers et vidéos sur les gestes barrières, les modalités d'utilisation des masques, la conduite à tenir en cas de symptômes évocateurs du Covid-19, les tests de dépistage et le maintien des soins hors Covid-19.
  • assurer la continuité de la prise en charge des patients : fiche professionnelle sur la prise en charge des patients hors Covid-19
Date de mise à jour : 05/10/2020