Les grandes tendances de la démographie des pharmaciens au 1er janvier 2019

La démographie des pharmaciens

Afin de mieux anticiper les évolutions des différents métiers de la pharmacie, l’Ordre national des pharmaciens publie, comme chaque année, un panorama démographique. Au 1er janvier 2020, les tendances sont :

 

Des inscriptions à l'Ordre en hausse depuis 10 ans

Au 1er janvier 2020, 74 227 pharmaciens étaient inscrits à l’Ordre. 2 356 s’inscrivaient pour la première fois : le nombre de primo-inscrits augmente ainsi de près de 2 % par rapport à 2018. Cette évolution est la plus significative en section D, représentant les pharmaciens adjoints et autres exercices, qui a enregistré 64,2 % de ces nouveaux inscrits.

Ces dix dernières années, le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre n’a cessé d’augmenter (+1,2 % depuis 2009).

La section H, représentant les pharmaciens des établissements de santé ou médicosociaux et des services d’incendie et de secours, et la section B, regroupant les pharmaciens de l’industrie, sont les deux sections qui ont enregistré la plus forte hausse d’inscriptions ces dix dernières années. La section E, représentant les pharmaciens exerçant en outremer, a également vu son nombre d’inscrits croître notablement sur la période (+18 % en 10 ans), du fait de la forte augmentation des pharmaciens en établissements de santé dans les territoires ultramarins. À l’inverse, la section G, représentant les pharmaciens biologistes, a connu la plus forte baisse du nombre d’inscriptions (-12,5 % en 10 ans).

 

Des tendances 2019 similaires à celle de l'année précédente 

Les grandes tendances de la démographie en 2019 restent semblables à celles de l’année précédente : stable depuis 2016, l’âge moyen des pharmaciens est de 46,7 ans. Le nombre de pharmaciens de moins de 35 ans est en hausse. Les jeunes pharmaciens de moins de 35 ans représentent, en effet, le quart de la population des pharmaciens inscrits à l’Ordre, alors que les plus de 66 ans constituent moins de 4 % de la population.

La population des pharmaciens est majoritairement féminine (67 %). Les femmes représentent plus de 50 % des ressortissants dans chacune des sections, allant de 52 % en section C, représentant les pharmaciens de la distribution en gros, à plus de 70 % au sein des sections D et H (81 % et 75 % respectivement).

À noter cette année qu'on observe une augmentation du nombre de temps pleins au sein de certaines sections. Ainsi, en section D, la part des temps pleins progresse de 2 points pour atteindre 62 % en 2019. De même en section H, le taux de temps pleins atteint 68 %, majoritairement dans les établissements publics.

 

Un maillage territorial harmonieux pour un accès aux soins facilité

Le nombre d’inscriptions en section A, représentant les pharmaciens titulaires d’officine, poursuit sa baisse en 2019, en lien avec la diminution du nombre d’officines sur le territoire du fait de la restructuration du réseau officinal qui observe une tendance au regroupement d’officines et au développement des maisons de santé pluridisciplinaires. En effet, 219 officines ont fermé en 2019, un nombre de fermetures toutefois moins élevé qu’en 2018 (226).

Le nombre de pharmaciens travaillant en officine et relevant de la section D continue quant à lui d’augmenter (+1,6 % par rapport à 2018), conséquence de la prise en compte des nouvelles missions et de la nécessité d’une présence pharmaceutique suffisante pour les assumer.

Les laboratoires de biologie médicale (LBM) font également l’objet d’une réorganisation : les structures se regroupent. Ainsi, les sociétés privées ont diminué de 10,9 % depuis 2018, mais le nombre de sites rattachés aux structures privées continue d’augmenter légèrement.

Le nombre de pharmacies à usage intérieur (PUI) diminue, aussi bien au sein des établissements publics que privés (respectivement -1,3 % et -2,5 % par rapport à 2018). Cette diminution résulte notamment du déploiement des structures de coopération et de mutualisation entre les PUI (groupements hospitaliers de territoire [GHT] et groupements de coopération sanitaire [GCS]). Toutefois, le nombre de pharmaciens exerçant dans les établissements de santé ou médico-sociaux et les services d’incendie et de secours ne cesse d’augmenter depuis 10 ans (+33 %), notamment grâce au développement des activités de pharmacie clinique après la publication du décret du 21 mai 2019.

Ces restructurations et l’évolution des modes d’exercice n’ont cependant pas d’impact sur le maillage pharmaceutique, un des atouts remarquables de la profession, qui reste harmonieux sur tout le territoire. Ainsi, en 2019, on recense en moyenne 32 officines et 7,1 laboratoires de biologie médicale, ainsi que 3,6 PUI, pour 100 000 habitants.

Par ailleurs, les 769 établissements pharmaceutiques de l'industrie et les 530 établissements de la distribution en gros et leurs pharmaciens (sections B et C), présents sur l’ensemble du territoire, permettent un approvisionnement sécurisé en produits de santé de qualité des autres professionnels de la chaîne pharmaceutique.

L’accès aux médicaments, produits de santé et aux examens de biologie médicale en tout point du territoire, est donc assuré.

Les données démographiques de l’année 2019 confirment des tendances déjà observées ces deux dernières années. Le maillage équilibré favorise la proximité avec la population et l’accès aux soins de premier recours. Il constitue une véritable force pour faire face aux enjeux de demain : coopération interprofessionnelle, déploiement du numérique ou encore approvisionnement continu en médicaments et produits de santé pour un exercice pharmaceutique au service des usagers du système de santé. 

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Répartition des pharmaciens par section

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Date de mise à jour : 09/07/2020