Les grandes tendances de la démographie des pharmaciens au 1er janvier 2018

La démographie des pharmaciens

 

 

 

Une profession qui continue d'évoluer

Une profession dynamique qui se renouvelle

Une profession particulièrement féminisée

Malgré les restructurations, le maillage territorial est préservé

Les grandes tendances par métier de la pharmacie

 

 

 

Comme chaque année, l’Ordre national des pharmaciens publie son panorama démographique des pharmaciens au 1er janvier 2018. Les tendances observées précédemment se confirment : 

  • Une profession qui poursuit sa restructuration avec une nette tendance au regroupement des officines, des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé
  • Une profession en renouvellement, la tranche des moins de 33 ans est prépondérante (15,9% des pharmaciens)
  • Une profession féminisée puisque 67,3% des pharmaciens sont des femmes
  • Un maillage territorial équilibré, sécurisant l’accès aux médicaments et produits de santé.

 

Chiffres clés démographie 2018

Une profession qui continue d'évoluer

En dix ans, le nombre de pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre a augmenté de 1,6% : ainsi, 74 043 pharmaciens étaient enregistrés dans les différentes sections au 1er janvier 2018. Dans les départements et collectivités d’outre-mer, les inscriptions continuent de progresser (+21% en dix ans), en particulier pour les pharmaciens exerçant au sein des établissements de santé.

La profession se réorganise : on constate notamment un intérêt grandissant des pharmaciens pour certaines filières, comme l’industrie (+13,1% d’inscriptions en section B en dix ans) ou les établissements de santé (+39,4% en section H).

Depuis quelques années déjà, l’orientation vers l’officine diminue (-5,7% en dix ans), mais les pharmaciens choisissant cette voie manifestent un intérêt de plus en plus précoce pour la titularisation. Le constat est identique dans la distribution en gros : malgré une légère hausse des effectifs en 2017, le nombre de pharmaciens a baissé de plus de 10% en dix ans. La biologie médicale voit également ses effectifs diminuer (-9,1%).

Le regroupement de structures s’est poursuivi en 2017, notamment pour les laboratoires de biologie médicale et les établissements de santé, tant dans le public que dans le privé, avec le développement de groupements de coopération sanitaire qui voient leur nombre augmenter de 4%. 

 

Une profession dynamique qui se renouvelle

L’inversion de la tendance au vieillissement se poursuit : bien que les départs à la retraite aient lieu de plus en plus tardivement, l’âge moyen est, comme en 2016, de 46,7 ans. La tranche des moins de 33 ans est prépondérante (15,9% des pharmaciens).

Entre les différents métiers de la pharmacie, des contrastes sont à noter : alors que les industriels ont en moyenne moins de 43 ans, les titulaires d’officine et les pharmaciens biologistes médicaux sont globalement les plus âgés (50,2 ans et 49,7 ans respectivement). On constate également des différences d’âge au sein même des filières, notamment un âge plus élevé des pharmaciens responsables dans l’industrie et la distribution en gros par rapport aux pharmaciens adjoints. 

 

Une profession particulièrement féminisée

Comme en 2016, 67,3% des pharmaciens sont des femmes. Les postes de pharmaciens adjoints d’officine et de pharmaciens des établissements de santé sont les plus féminisés (81,2% et 75,2% respectivement).

Fait marquant : la répartition hommes-femmes tend vers l’équilibre dans l’industrie et la distribution en gros, mais les postes de pharmaciens responsables restent toutefois le plus souvent pourvus par des hommes dans ces filières.

 

Malgré les restructurations, le maillage territorial est préservé

L’accès aux médicaments et aux produits de santé, ainsi qu’aux actes biologiques, est sécurisé en tout point du territoire grâce à un maillage pharmaceutique équilibré. En effet, pour 100 000 habitants, on recense en moyenne 32,6 officines, 7,3 laboratoires de biologie médicale et 3,8 pharmacies à usage intérieur (PUI).

La restructuration du réseau, avec les regroupements des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé, n’altère donc en rien l’accès aux médicaments et aux actes biologiques.

 

Les grandes tendances par métier de la pharmacie

 

répartition des pharmaciens par section

 

Pharmaciens titulaires d’officine (section A)

Depuis 2009, les modes d’exercice au sein des officines évoluent significativement avec la mise en place des exploitations en société. Les officines exploitées en nom propre ne représentent plus que 27% en 2017 contre 54% il y a dix ans. L’officine évolue et se réinvente au quotidien.

 

Pharmaciens adjoints d’officine et autres exercices (section D)

2017 témoigne d’une réelle dynamique au sein des officines, avec le développement de missions novatrices nécessitant le renforcement de l’équipe officinale avec plus de pharmaciens adjoints. Toutefois, la légère baisse des effectifs est liée à la diminution du nombre de pharmaciens intérimaires. L’exercice de pharmacien responsable ou adjoint chargé des bonnes pratiques de dispensation de l’oxygène à usage médial au domicile des patients continue quant à lui sa croissance.

 

Pharmaciens des établissements de santé (section H)

La démographie de la section H met en évidence la poursuite de la diminution du nombre de pharmacies à usage intérieur (PUI), en lien avec les regroupements en GHT et en GCS. Par ailleurs, on observe une augmentation du nombre de postes à temps plein, notamment en établissements privés. Le renouvellement de la profession par l'arrivée de jeunes diplômés constitue un atout pour la profession qui n'est pas confrontée à son vieillissement.

 

Pharmaciens biologistes (section G)

L’année 2017 a encore vu des évolutions importantes dans la biologie libérale et hospitalière. Les restructurations des laboratoires de biologie médicale, quel que soit le secteur (public ou privé), continuent leur progression. La baisse des effectifs constatée depuis 2010 s’est poursuivie, avec 1% de pharmaciens biologistes en moins par rapport à l’an dernier. Pour autant, le maillage du territoire national reste actuellement préservé.

 

Pharmaciens de la distribution en gros (section C)

Après avoir diminué ces dernières années, le nombre d’établissements et de pharmaciens augmente légèrement en 2017 (+1.4% pour les deux) : le renforcement des exigences réglementaires, des bonnes pratiques ou normes visant à sécuriser la chaîne de distribution pharmaceutique nécessitant un contrôle pharmaceutique des opérations au sein des établissements favorise la reprise de la croissance au sein de la filière.

 

Pharmaciens de l’industrie (section B)

Le nombre de pharmaciens inscrits en section B augmente (+2.4%), traduisant l’attrait des jeunes pour l’industrie pharmaceutique et ses différents métiers (+3.6% de pharmaciens adjoints). L’attractivité de la filière continue à se mesurer par le besoin des entreprises en pharmaciens spécialistes (assurance qualité, pharmacovigilance, contrôle de la publicité…).

 

Pharmaciens des départements et collectivités d’Outre-mer (section E)

Au sein des départements et collectivités d’Outre-mer, le nombre d’inscriptions à l’Ordre national des pharmaciens poursuit sa progression : +0.7% en 1 an, +21% en 10 ans. Cette hausse est principalement liée à celle du nombre d’adjoints : leur population a augmenté de 40 % en 10 ans, alors que celle des titulaires reste stable (+2%). Les effectifs des pharmaciens en établissement de santé ont quasiment doublé sur la période.

ÉVOLUTION DU NOMBRE DE VOLUME D’INSCRIPTION PAR SECTION (2016-2017)

Date de mise à jour : 05/06/2018